Résidus de métaux non ferreux : un gisement qu’on stocke au lieu de l’exploiter
Publié le 5 août 2026
Parmi les six mines urbaines que nous avons repérées en Algérie, celle-ci a une particularité : la matière est déjà rassemblée, concentrée, et attend sur place.
Une mine urbaine n’est rien d’autre qu’un stock de déchets assez concentré en matière utile pour être exploité comme un minerai. À ce titre, les résidus issus de la production de métaux non ferreux — le zinc au premier rang — forment l’un des cas les plus nets que nous ayons identifiés.
Pourquoi ce gisement est particulier
La plupart des gisements urbains sont dispersés : les déchets électroniques sont chez les ménages, les catalyseurs usagés dans des dizaines d’unités industrielles. Il faut d’abord les collecter, puis les trier, avant même de parler de traitement.
Ici, rien de tel. La matière est :
- déjà rassemblée sur un nombre réduit de sites ;
- déjà concentrée, parce qu’elle est le résidu d’un procédé métallurgique ;
- déjà caractérisée, puisque l’exploitant sait ce qu’il produit.
Autrement dit, les deux premières étapes du cycle — collecter, trier — sont en grande partie faites.
Le coût de l’inaction
Ces résidus sont aujourd’hui stockés plutôt que valorisés. Ce stockage a deux coûts, rarement comptés ensemble.
Le premier est environnemental : un stock de résidus métallurgiques demande une surveillance, occupe de l’espace, et pose une question de long terme à celui qui le détient.
Le second est économique : les métaux qu’il contient sont, pour partie, importés en devises par ailleurs. Rappelons que parmi les ressources critiques pour un pays, les métaux arrivent en troisième position, juste après l’eau et l’énergie.
Ceux qui exploitent leur mine urbaine accèdent à des ressources absentes de leur sous-sol : la Belgique est un exportateur important de cobalt et de palladium sans posséder la moindre mine sur son territoire.
Ce que nous proposons
Notre démarche ne change pas selon le gisement : comprendre, qualifier, organiser. Pour une matière de ce type, l’étape de qualification comprend une caractérisation et des essais — parce qu’un résidu métallurgique n’est jamais tout à fait le même d’un site à l’autre.
Si vous détenez un stock de cette nature, parlons-en. Et si votre matière ne rentre pas dans nos procédés, nous vous le dirons : nous préférons vous orienter plutôt que vous engager dans une impasse.