Le concept

Le déchet n’est pas une fin. C’est un gisement.

Publié pour la première fois en 2004 par le Dr Farouk Tedjar, le concept de mine urbaine a fait l’objet du dépôt d’une marque internationale. Il est aujourd’hui intégré au paysage du recyclage et de la durabilité.

L’un des piliers de l’économie circulaire est le recyclage : il convertit les déchets en matériaux précieux qui se substituent aux ressources naturelles. La raréfaction des métaux stratégiques et les enjeux climatiques rendent cette substitution de plus en plus décisive.

Le concept est né d’une observation faite lors d’une étude menée pour la Commission européenne dans le cadre du 5e programme-cadre (1999-2002) : la teneur en lithium des batteries usagées dépasse la concentration des minerais extraits des mines naturelles. Autrement dit, le gisement le plus riche n’est plus toujours sous nos pieds — il est dans nos rebuts.

Parmi les ressources critiques pour un pays, les métaux arrivent en troisième position, juste après l’eau et l’énergie. Ceux qui exploitent leur mine urbaine accèdent à des ressources absentes de leur sous-sol : la Belgique est un exportateur important de cobalt et de palladium sans posséder la moindre mine sur son territoire.

Source : F. Tedjar, Modern Concept in Materials, mai 2020.

Comparaison entre la mine traditionnelle, extraite du sous-sol, et la mine urbaine, issue des déchets accumulés en surface MINE TRADITIONNELLE Sous-sol Ressource finie, inégalement répartie MINE URBAINE Déchets accumulés Ressource renouvelée, présente partout
D’un côté le minerai ; de l’autre les véhicules hors d’usage, l’électronique, les catalyseurs et les cendres. Les mêmes métaux, deux origines.
  • 2004Première publication du concept de mine urbaine
  • 3eRang des métaux parmi les ressources critiques, après l’eau et l’énergie
  • 7Pays où la technologie de recyclage d’origine a été commercialisée
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La mine urbaine — Urban Mine DZ